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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:21
Les Glières Girls au départ !

Les Glières Girls au départ !

Après une expérience plus que réussie sur la TransVercors en 2014, Aurore et moi reformons notre duo complémentaire pour aller courir dans la cour des grandes en terre jurassienne.

 

La journée s'annonce sous les meilleures auspices malgré une petite bise qui s'est installée dans la nuit, mais pour le reste nous sommes comblées : une neige fraîche bien glissante, un ciel dégagé, ça va être le pied !

 

Hé mais pourquoi c'est marqué 4e ligne sur les dossards qu'on vient de retirer ??? Et oui ici il faut justifier d'un résultat jurassien pour espérer ne pas être relégué dans les tréfonds de la start line, peu importe ce qu'on a pu faire dans les autres massifs...

 

Un peu dépitées nous comprenons que notre course va s'apparenter à un jeu dont on se serait bien passées : s'extraire au plus vite de la 4e ligne (écart de 3' par ligne, je vous laisse compter) pour remonter la loooooonnnngue file jusqu'à retrouver des groupes de notre niveau.

 

On arrive in extremis pour se caler juste à l'avant de la 4e ligne, faut pas déconner non plus :-)

 

Dès le coup de feu on s'extrait pour rejoindre assez rapidement des skieurs de la 3e ligne, ça ralentit, ça bouchonne, on se fait pourrir par des vieux chnoques qui n'ont visiblement pas compris qu'on allait plus vite qu'eux !!!

 

Et c'est parti pour le slalom spécial du jour : il faut ruser et être concentrée pour parvenir à doubler sans aller au tas, en skiant tout petit, en poussée simultanée ou micro patinage pour ne pas accrocher les autres, un coup à droite, un coup à gauche, parfois même au milieu en exploitant la fenêtre favorable qui dure 1 seconde, ouf chaque fois c'est chaud et le risque de chute est bien présent.

 

Régulièrement on se hèle "Aurore ?" "Maï ?" pour savoir si la partner a pu elle aussi passer entre les mailles !

 

On opte vite pour rester dans la file en montée, malgré les quasi arrêts, car doubler s'avère assez coûteux sur le plan énergétique.

 

Pour ça on profite de la moindre relance, à coup de "'ttention à gauche, ttention à droite !!!", en râlant au passage contre certains mecs qui ne veulent pas nous laisser passer alors qu'on les a rattrapés... et oui le syndrome "queue de cheval" existe aussi en ski de fond :-)

 

La 2e partie de course est toute en relance, en bosses pas trop longues, qui passent super bien, on se régale, la forme est là.

 

Stéph nous retrouve par là et nous lance des pom'potes à la volée, car pour doubler il faut penser à manger !

 

Hélas le coup de pompe me guette malgré tout et me terrasse au 30e km, lors d'une longue ligne face au vent.

D'un coup plus rien dans les guiboles et dans les bras, je tourne au ralenti, la tête tourne...

 

J'essaie de m'alimenter mais pas si facile de manger suffisamment, il faut que le terrain s'y prête. Je m'accroche à Aurore qui pète le feu, mais tout ce que j'ingurgite arrive trop tard pour remonter vraiment ma glycémie...

 

Bon an mal an, nous continuons à remonter des équipes, je donne tout ce qu'il me reste dans les derniers km, des étoiles dans les yeux, en panne sèche !

 

Nous franchissons l'arrivée en 3h46, 3e équipe filles, quelle belle surprise !!! Merci ma super partner Aurore :-)

 

Je me jette sur le ravito d'arrivée, telle une morfale qui n'a pas bouffé depuis 3 jours !

Faut vraiment que je règle ce problème de fringale en ski, c'est trop dur ces coups de pompe !

RV en mars pour le prochain marathon à ski, et d'ici là un ptit décapage de poumons sur la Cenise Bargy :-)

 

 

 

Prenez la loupe, la tâche bleue, c'est nous !

Prenez la loupe, la tâche bleue, c'est nous !

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:06

Comment faire le grand écart ?


Et bien c'est simple, il suffit de passer d'un ultra de 90 km à un trail court de 22 km en 1 mois, histoire de terminer la saison sur un peu de vitesse sur ce Trail du Dernier Assaut à Thorens-Glières.

 

Il m'en a manqué un peu, de la vitesse ascensionnelle, pour arriver à suivre Noémie qui s'est envolée devant dès la 1ère pente, pour me prendre jusqu'à 4' au sommet de Sous Dîne.


Je commets l'erreur de partir avec une gourde de 750 ml qui s'avèrera insuffisante, bon faut dire que la prév météo s'est franchement plantée et au lieu du temps automnal frais annoncé, il fait super bon voire chaud dans la montée !


Tant qu'à faire, j'ai aussi zappé de prendre un peu de sel pour pallier à d'éventuelles crampes... 

Bingo ! Ca menace de crampouiller dans les mollets dès le sommet !


Ca ne m'empêche pas de profiter de la vue magnifique qui s'offre à nous, et dire qu'on s'attendait à se prendre une bonne rincée, quelle chance ! 


Un coup d'oeil vers les Glières un peu plus loin avec une pensée pour Nico et mon frangin qui doivent être dans les parages, sur le 52 km.


J'attaque la descente en buvant les dernières gouttes de ma gourde, espérant que ça tiendra jusqu'au ravito du chalet de Landron.


J'emboîte le pas d'un gars et nous dévalons à bonne allure, sautant de lapiaz en lapiaz, suivis par 3 autres coureurs.

J'ai la patate, je vais peut-être regagner un peu de terrain !


Chalet de Landron, je remplis ma gourde et m'apprête à repartir lorsque je suis clouée sur place par une crampe à l'adducteur que je n'ai pas sentie venir, impossible de redémarrer, grrr !


Me voilà donc en mode stretching à côté du chalet, voyant les gars avec qui j'étais s'éloigner rapidement, et les minutes qui s'écoulent sous mes yeux...


N'y tenant plus, je finis par repartir en boîtillant, puis me force à recourir clopin clopant tout en buvant goulûment ma gourde pleine !

Petit répit, j'arrive à me remettre en mode course, j'enrage d'avoir perdu dans les 3' avec cette histoire alors qu'une simple pastille de sel m'aurait épargné cet arrêt !


Bref, c'est reparti mon kiki, j'envoie tout ce que je peux dans la descente sur le single superbe et joueur des balcons d'Usillon... tellement joueur que mon pied gauche se dérobe sous les feuilles mortes et bim ! me voilà en train de glisser dans la pente !


Je me rattrape à une branche et me hisse sur le sentier, mon mollet gauche, surpris par la chute, m'inflige une nouvelle crampe... 

Etirement express et zou, ça repart comme en 40, enfin un peu calmée quand même, quand je tombe sur Aurore qui est venue à ma rencontre, j'ai à peine le temps de lui dire 3 mots, repartie à fond les manettes !


Je reviens enfin sur le groupe de gars que j'avais lâché à Landron, tout ces efforts pour juste recoller au groupe que je suivais... c'est rageant !


Après Usillon (merci Franck pour tes encouragements !) je relance autant que possible dans les ultimes km, doublant quelques gars au passage, mais Noémie a conservé son avance et je ne la reverrai qu'à l'arrivée, bravo à elle !


Parcours bouclé en 2h34', dommage que j'ai sous-estimé mon hydratation, j'aurais bien aimé batailler un peu plus, en tout cas bravo à l'orga et aux bénévoles pour cette belle épreuve lors de laquelle j'ai revu beaucoup de connaissances, super ambiance, super parcours, dans un esprit très sain...

... enfin sauf le gars que je devançais à 5m de l'arrivée et qui m'a tapé un sprint pour ne pas finir derrière la 2e fille... Pour l'anecdote, il est classé derrière moi sur le papier, et toc :-)


Sympa aussi la course des enfants, à laquelle Sacha a participé, tout content d'être récompensé ensuite !

 

Et voilà saison de trail 2014 bouclée, vivement la neige :-)

 


 



 


 

 

 

 


 

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:30

J'en avais rêvé, CAP Vercors l'a fait !

 

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Le tour du canton des 4 montagnes par les sentiers, un truc un peu fou qui avait germé chez l'amoureuse du Vercors que je suis, à l'époque où le trail ne s'appelait pas ainsi, ça n'avait pas de nom d'ailleurs, on courait sur les sentiers, un point c'est tout !


 

Alors voilà, en cette année 2014, très franchement je ne voulais pas refaire d'ultra, d'abord parce que je reprenais après 1 année de pause sans savoir ce que ça donnerait, et puis aussi parce qu'après 8 années à se coller 1 voire 2 ultra(s) par an dans le cornet, je commençais à saturer de ces distances sur lesquelles j'avais fini par trouver mes limites perso.


Sauf que, sauf que... quand on m'a proposé un dossard sur l'Ultra Trail du Vercors, et bien... j'ai craqué, j'ai dit oui !


Déjà une invit', ça ne se refuse pas et moi je suis une fille polie ;-)


De plus, comment ne pas céder à l'envie de faire le tour du massif où j'ai grandi, là où se trouvent les sentiers de mes 1ères foulées, lorsque la page de ma vie de patineuse s'était fermée pour en démarrer une autre...


Enfin l'esprit de cette course correspond à ce que j'aime dans ce sport, pas de tapage médiatique, pas de stars qui se la pètent et de ligne élite, juste une super journée de trail organisée par des passionnés et partagée avec la petite troupe de potes que j'ai recrutée dans le 7.4 : Marianne, François, Aurore, Stéph !


Jour J : j'ai retrouvé l'excitation de mes 1ers ultras, je pars dans l'inconnu car, malgré l'expérience accumulée au cours des saisons, je ne sais plus comment je dois gérer la distance (88 km/4500D+ mais qui feront en fait 91 km/5000D+), je ne sais pas de quoi je suis capable, je n'ai plus de repères...

So exciting !!!


Bertrand m'emmène au départ où l'on retrouve les G.O Aurélie, Denise, Béné et tant d'autres.

 

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Petit clin d'oeil sympa pour les filles du parcours solo : nous sommes toutes appelées pour nous mettre en 1ère ligne, une fois n'est pas coutume !

 

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C'est parti à la lueur des frontales, comme j'aime !


Irina, dont le palmarès est inversement proportionnel à la taille, et une autre coureuse,Caroline, partent devant.


J'hésite : partir pépère ou essayer de les suivre ? Allez, je suis d'humeur joueuse, de toute façon au pire j'explose en cours de route, y a pas mort d'homme, ça n'est jamais que du sport !


Je fais connaissance avec Irina et Caroline au fil des km, Irina est déjà impressionnante sur les montées, et ce n'est que le début.


A l'approche de Valchevrière, ce petit village qui fut détruit par les Allemands, je ne peux m'empêcher d'avoir un petit coup au coeur : c'est dans la petite chapelle retapée au milieu des ruines que j'ai été baptisée il y a... un certain temps 


J'y croise Patrick qui y est signaleur et qui hallucine de m'entendre faire la visite guidée à Irina !


Bon enfin la guide va rapidement se faire larguer justement, Irina s'envole dans la montée suivante de sa petite foulée légère alors que tout le monde marche.


Le jour commence à pointer et nous traversons la forêt du domaine nordique, là où j'ai appris à skier, entre piste forestière, clairières brumeuses à l'ambiance envoûtante et singles ludiques en sous-bois jusqu'au 1er ravito et pointage : Corrençon (24 km, 02:35).

 

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Bertrand s'occupe gentiment de ma poche pendant que je vire le gilet sans manches et troque le buff contre la casquette... et que Caroline repasse devant.


Je la reprends tranquillement au train sur la longue section roulante suivante vers le golf, puis la pente se corse en sortie de forêt et nous voici dans le vif du sujet : la montée bien raide à la Tête des Chaudières, dont les falaises calcaires s'illuminent avec le lever du soleil : magnifique !


J'ai la patate, je monte bien, sans être dans le rouge et je rattrape pas mal de monde.


Je prends le temps sur la crête d'admirer le superbe panorama qui nous est offert, tous ces massifs, Belledonne, Taillefer, Chartreuse... qui nous entourent et le mythique Mont Aiguille qui garde un oeil sur nous, petites fourmis des crêtes !


Pendant ce temps ça redescend un peu puis ça remonte vers la petite Moucherolle où nous retrouvons l'empreinte de l'homme avec le domaine skiable de Villard.


J'attrape des abricots secs au petit ravito qui s'y trouve, car... j'ai la DALLE !

Et oui, la machine à calories est en route, Grossebouffe  a faim... (ça faisait longtemps).


La descente jusqu'au ravito et pointage de la Côte 2000 est longue et pas très fun mais je sais qu'il était difficile de l'éviter vu les contraintes de passage auxquelles l'orga a dû se plier.

 

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C'est là que le 1er avion de chasse des relais à 2, partis 1h après nous, me croque ! Puis le 2e en la personne de mon pote Sam !

 

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Côte 2000, 41 km, 05:12 : Irina est partie depuis plusieurs minutes déjà, ça s'annonce difficile de recoller. Pas grave, je me gère en fonction de mes capacités maintenant.

 

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Ravito formule 1 grâce à tous les potes présents ainsi que Maman, trop d'la balle !


Et zou en avant guingamps pour rejoindre mon patelin à 16 km de là. 

 

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Je rattrape quelques rares coureurs sur cette portion mais me retrouve pas mal seule globalement, je sors l'iPod pour passer un peu le temps, Banks et Ziggy Marley dans les oreilles c'est top.


Passage aux Allières, le spot que j'adore depuis toujours, et ça descend raide sur Lans. Les quadri chauffent, bon ça fume pas encore mais je sens sur cette descente qu'ils ne sont pas de la toute première fraîcheur...

Hum, pas génial pour la suite ça. 

 

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Lans, 57 km, 07:15 : je retrouve un échantillon de ma dream team avec mes parents, Lou et Sacha qui me presse de repartir, allez maman faut que tu rattrapes Irina ! 

Les enfants sont formidables :-)

Pas trop envie de manger malgré mon estomac qui en aurait bien besoin. Seuls les quartiers d'orange et des bouts de banane me font envie.

 

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La fusée Sam puis mon frangin m'encouragent un peu plus loin, juste avant que je vive mon grand moment de solitude dans la montée pourtant superbe entre l'école d'escalade et les Jeux. 

Bon faut dire que c'est midi, soleil de plomb et le bide brassé, bref pas super le tableau. Je peine à monter, j'ai plus de forces, je dois m'arrêter régulièrement.


Je me change les idées en plaisantant avec les bénévoles au niveau de la main courante, mais je suis vraiment dans le dur de dur. 

Je croise Ben qui redescend rendre son dossard, au bord du malaise... 

Allez gamberge pas, faut que t'avances, je me dis !


C'est à partir de là que je sors mon super joker, totalement régressif et totalement inefficace sur le plan énergétique mais tant pis, je les veux tout de suite et maintenant : mes Haribo nom de dieu !!!

Effet placebo et/ou remontée éphémère de la glycémie, toujours est-il que je me sors progressivement de mon marasme pour reprendre le dessus.


Je double pas mal de solos sur la large piste du Moucherotte, non pas que je cours comme un cabri, mais je marche façon nordic walking, vite et fort.

Le Moucherotte : là encore je prends 2' pour profiter de la vue panoramique, je la connais par coeur et pourtant impossible de s'en lasser.


Hop une poignée de réglisses fourrés dans le cornet et j'attaque ma descente... aïe, ouille, aïe !

Purée mes cuisses !!! Rendez-moi mon déambulateur bordel !


 Une descente dans un style peu académique donc, d'autant plus qu'elle est technique et j'aurais bien besoin de toutes mes cuisses pour avoir de bons appuis... Une autre fois Ginette !

 

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St Nizier, 68 km, 09:22 : oh yes ma dream team est là, c'est bon de les retrouver ! Aurore qui a fait son 1er relais est là aussi, maman et elle s'occupent de moi pendant que je ravitaille, quel luxe !

Je prends des nouvelles de Marianne, Nico et Delphine (relayeuse d'Aurore) avant de repartir.


 Je sais désormais que, sauf accident, je ne reviendrai pas sur Irina, qui a vraiment pris le large.

 Et avec le mal aux cuisses que je me tape, ma mission va être de ne pas trop ralentir.

Je repars à petite foulée rasante de mémère pour le pas du Curé qui plonge sur Engins. J'adore ce passage, trop joli !


La dernière grosse difficulté se dresse devant moi, la remontée jusqu'au pas du Tracollet, au dessus de l'alpage de la Molière, toujours nourrie aux Haribo et au jus de raisin dilué.


La montée est assez longue mais heureusement à l'ombre, j'ai retrouvé un peu de peps (ben ouais je suis tombée sur un dragibus dans mon sachet, c'est la fête) et j'aperçois Bertrand qui est maintenant signaleur au Tracollet.

 

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Difficile de relancer ensuite sur la crête tellement j'ai les cuisses plombées.

Je me dis qu'il me manque sûrement une course de prépa de 45-50 bornes, car il semble que le volume enquillé sur les sentiers pour le boulot n'ait pas été suffisant.


Bascule dans la combe pour rejoindre Autrans et bis repetita : aïe, ouille !

Allez, plus tu cours, plus vite tu arrives ! C'est la seule pensée qui arrivera à me faire trottiner malgré la douleur.

 

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Autrans, 84 km, 11:58 : ultime ravito où je retrouve ma famille, bô papa, et aussi une amie que je n'ai pas vue depuis des années et qui m'y attend !

 

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Super les retrouvailles, imaginez un peu elle doit prendre dans les bras une meuf qui marine dans sa transpiration depuis 12h, qui a des moucherons collés dans le cou (petit complément protéiné au cas où) et qui ne pense qu'à bouffer des bonbecs :-)

Plus glamour tu meurs !


Allez on se donne RV à Méaudre, à 7 km de là après l'ultime bossounette du parcours où j'ai pas mal la patate, je cours autant que possible, j'ai toujours mal mais j'ai hâte d'en terminer !


Comme d'hab je me suis trouvée une petite carotte pour bien terminer : moins de 13h et sans me faire rattraper par Nico (relais à 2) qui n'est pas loin !


Le clocher de Méaudre est à quelques centaines de mètres, je débouche dans le village, la foulée se fait un peu moins rasante, le sourire est vissé sur les lèvres, mes amis, ma famille sont là, je savoure !

 

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Je passe sous l'arche en 12:58 (91 km), et qui arrive 30'' après ??? Mon beau Nico, plein de sueur et de moucherons lui aussi !!!

On mélange nos moucherons dans un bisou gluant :-D

 

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Irina est arrivée depuis belle lurette et ma 1ère pensée est de la féliciter pour sa prouesse, c'est une sacrée championne, humble et super sympa.

 

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Pfffiouuu, c'est bien crevant ces ultras quand même hein !


Beaucoup de plaisir sur la 1ère moitié, et un peu moins sur la 2e : plus très envie de me battre contre ces coups de barre monumentaux typiques de l'ultra qui s'abattent sur vous sans crier gare, comme je le pressentais depuis que j'ai remis le dossard cette année.


Le bonheur de courir dans le Vercors m'a en revanche poussée jusqu'au bout, tout comme l'ambiance qui existe sur cette course, le fair play et les encouragements mutuels entre solos et relayeurs, ainsi que le sentiment d'avoir couru cet UTV en équipe avec ma famille et mes amis, avec lesquels on va s'envoyer bières, pizzas et mojitos à the place to be dans le Vercors Nord : le Camp de Base à Lans en Vercors !

 

Merci et bravo aux potes du 7.4 et d'ailleurs venus découvrir cette belle course... (photos Bertrand, Badgone)

 

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Merci à ma famille, un soutien sans faille qui compte beaucoup...


Bravo à CAP Vercors et tous les bénévoles, tant qu'une course comme l'UTV existera, les valeurs simples du trail perdureront !

 

Si vous me cherchez à l'UTV 2015, ce sera dans les relais, parce que l'utra et moi, ça y est, c'est game over :-)

 

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Vertacouette

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 19:10

K comme Kilomètre et V comme Vertical.

 

Depuis le temps que cet exercice de style m'intriguait, j'ai fini par céder à la tentation pour la dernière manche du Manigod Scott KV Challenge, en compagnie de mes compères villazois Oliv, Pascalou et Etienne.

 

Un pressentiment : que les endorphines resteront au placard pour cette manche nocturne, désolée les cocottes mais vous n'aurez sûrement pas le temps de vous répandre dans mon cerveau ce soir !


Un objectif : rappeler à mon coeur qu'il est de bon ton qu'il s'affole un peu après 2 mois de ronronnement en mode diesel à enfiler les km comme des perles.

 

Finalement, après coup, c'est comme si j'avais eu un coach qui m'aurait dit "Hey, Maï, allez ce soir ta séance de qualité c'est 1x28' au taquet, et si possible avec écroulement par terre, galette ou, a minima, ramonage des bronches en règle. Allez zou, et qu'ça saute !!!"

 

28' seulement... Ben oui j'avoue j'ai pas fait le Kilomètre, mais pour le Vertical, je confirme !

Le tracé a en effet été ramené à 650m de D+ à cause de... je vous l'donne en mille : la météo (waw le scoop).

 

Alors voilà, j'ai fait ma séance de 1 x 28'24" très précisément, le regard rivé au sol ou, au mieux, sur les talons de mes voisins, les mollets en feu, en hyperventilation et en poussant le plus fort possible sur mes bâtons.

 

Objectif atteint : je n'ai pas passé une seconde dans ma zone de confort, j'ai cru crever tous les 5m, j'avais la gerbe dans le dernier quart et une toux de vieillard asthmatique à l'arrivée !

 

Enfin je confirme avoir maté toute tentative de sécrétion d'endorphines, non mais parce que, ho, si je commence à me faire plaisir sur un truc pareil, on s'en sort plus bordel 

 

Bilan : un très bon exercice pour débrider le moteur et se mesurer aux fusées du ski-alpi, mais bon je vous laisse bien volontiers batailler pour être la 1ère là-haut, moi je préfère clairement gambader en matant la montagne 

 

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NDLR aux fans de mes galettes légendaires : même pas !

 

 

 


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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 16:29

 

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Ceux qui me connaissent bien savent que quand je prends le départ d'une course, c'est qu'il y a :

- un beau parcours

- de la bière et une bonne bouffe à l'arrivée

- des potes qui y vont aussi

... et parfois et bien il y a les 3 réunis !!! 

 

C'est exactement ce qui s'est passé pour le Trail des Crêtes, petit frère du Trail des Allobroges, que j'avais couru et adoré en 2009 (quand j'étais petite  ).


Le truc le plus dingue dans cette histoire c'est qu'on peut s'inscrire à la course 4 jours avant : unbelievable par les temps qui courent isn't it ?

 

Après un ptit échange avec Céline pour me confirmer qu'elle y va également, hop je clique, c'est parti mon kiki pour aller gambader joyeusement sur les 38 km et 2550D+ autour de la magnifique et tranquille vallée du Brevon.

 

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Manu va nous suivre sur le parcours, comme sur l'UTM, attention Manu je prends goût à ta super assistance... 

 

 

Je kiffe déjà le parcours avant même de le faire, j'ai vu le profil sur le site et c'est exactement ce que j'aime : des montagnes russes avec 5 belles bosses ou sommets à enquiller, le tout sur un kilométrage/déniv qui me conviennent parfaitement.

 

 

C'est parti avec rapidement une 1ère montée en sous bois, je sens que j'ai de bonnes jambes, contrairement à la veille lors d'une CO en plein cagnard au Semnoz !


Je vois Manu à plusieurs endroits, notamment au 1er ravito après 10 bornes où on m'annonce 1ère fille et 26e au scratch.

 

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Les sensations sont au RV, la journée va être chouette !

Magnifique point de vue sur le lac Léman avant de monter sur les crêtes où je cavale dès que je peux.

Je plaisante avec les bénévoles car il faut biper mon dossard sur mes fesses, ben oui la ceinture élastique a tourné  !

 

Le peloton s'est bien étiré et je cours maintenant avec un petit groupe de gars qui ont une bonne allure, je me dis que ce serait cool d'arriver à rester avec eux. 


En fait ce que je ne savais pas encore c'est que ce sont eux qui n'allaient pas me tenir !!!

Les bosses, les relances, les descentes s'enchaînent et la machine tourne plein pot, avec un carburant infaillible : le PLAISIR ! 

 

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A chaque passage de village, de route, de hameau, des tas de gens qui encouragent, applaudissent, franchement pour une petite vallée c'est énorme, j'en ai des frissons partout !


J'arrive à Hirmentaz avec mon groupe de gars, Manu m'attend au ravito, que j'ai failli zapper tellement j'étais pressée de continuer !

Je lui demande des news de Céline avant de filer.

 

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La plus grosse difficulté du jour est maintenant là devant moi : l'enchaînement de 2 bons petits sommets bien raides, la Pointe d'Hirmentaz et la Pointe de Miribel, séparés par une belle descente. 


Je me retrouve vite seule, les gars derrière semblant marquer le coup.

Il faut dire que ça cogne dur dur et que le soleil est à ce moment-là proche de son zénith... Muy caliente !

 

Je remonte de plus en plus de coureurs mais comme il y a aussi ceux de la grande distance, je ne me rends pas bien compte de ma remontée au scratch, surtout que je suis toute occupée à m'éclater sur la crête herbeuse qui suit la 1ère pointe, les jambes répondent au quart de tour et m'incitent à lâcher un peu les chevaux dans la descente qui suit.


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J'enchaîne sur la pointe de Miribel, léger coup de mou mais je continue à doubler pas mal de monde. 

Un ptit mur vertical qui me rappelle ceux du Môle, beaucoup de monde est à la peine, la chaleur faisant le reste.

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Slurp slurp... damned ! Ma poche est vide !!! Et je sens les mollets qui crampouillent un peu... Un gars qui encourage me dit qu'il y a de l'eau au sommet, mais... non y en avait pas !

 

Alors là ben... j'ai refait le coup du squat de bouteille aux randonneurs, chose que j'avais déjà faite dans la descente finale du Veyrier à la Marathon Race en 2012 !


Bon j'suis quand même une fille bien élevée, je demande la permission hein, je leur arrache pas la flotte des mains pour boire goûlument jusqu'à la dernière goutte !


Non je fais ça avec parcimonie et régularité : une gorgée par-ci, une autre par-là, merci madame, merci monsieur, et je prends même soin d'essuyer le goulot après !

 

Je dévale la piste forestière caillouteuse qui descend sur Mégevette et tombe sur pas mal de coureurs du 64 km qui agonisent ou s'allongent, ouch ça sent l'abandon !

Je me félicite intérieurement de n'avoir pas hésité un seul instant entre les 2 parcours !

 

De belles portions de descente bien raides me portent vers l'ultime ravito, celui de Mégevette où le liquide précieux va enfin pouvoir remplir ma poche, ce dont va s'occuper gentiment Gégé que je retrouve avec plaisir.


On m'annonce 10e au scratch  !

Il n'en fallait pas plus pour me donner des ailes, à défaut d'aller à la chasse aux couettes !

Je repars du ravito avec l'objectif de gagner au moins 1 place, pour un résultat à 1 chiffre !

 

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Hoplà, voilà qui est fait quelques km plus loin, avant d'attaquer une section que j'ai adoré sur un single en sous-bois où j'ai relancé comme une malade : endorphine quand tu nous tiens !

 

Je ne sais pas trop combien de km il reste mais je m'imagine déboucher sur Bellevaux sans tarder... ouais ben pas là ma cocotte, car ce qui surgit devant moi c'est la dernière bosse (le Mont Riond, c'est son ptit nom), pas plus impressionnante que ça en temps normal mais en fin de parcours ça fait bien mal !

J'ai rejoint Sean, un autre coureur, entretemps et nous nous accrochons pour avaler cette ultime difficulté.

 

Je relance dès que je le peux, ahhh ça y est ça descend, ça sent l'écurie d'ailleurs j'aperçois le clocher de Bellevaux en déboulant sur la route... oui mais d'abord faut partir à l'opposé pour aller attraper le petit chemin qui borde le Brevon avant de nous ramener, et pour de bon cette fois-ci, sur l'arrivée !

Montée finale, les derniers mètres et hop sous l'arche en 5h31 !

 

L'orga a eu du flair en mettant des chaises dans le sas d'arrivée, je vais rejoindre le clan des coureurs affalés, la tête tourne un peu, le soleil tape quand même bien sur le ciboulot !

Et si je fais bien mes comptes... ben je suis 8e au scratch , à 25' du vainqueur !

 

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Comblée, sur un ptit nuage : y a pas d'autres mots pour ce que je ressens à l'arrivée de cette course où j'ai pris tellement de plaisir que ça en serait presque indécent !


Et si ça a autant de saveur, c'est aussi parce que je n'imaginais pas courir à nouveau comme ça après mon break, comme quoi faut savoir s'arrêter pour mieux repartir, testé et approuvé by Maï !


 

Heureuse aussi de m'être détachée des grandes distances qui ne m'apportent pas autant de plaisir et de sensations.

Là si je suis en cannes, je peux envoyer, relancer (jouer quoi !) sans craindre de le payer cash quelques heures plus tard et je réalise à quel point ça correspond à ma façon de courir : le sport est un jeu alors jouons  !

 

Enfin le plaisir est aussi là parce qu'on le partage : Céline (bravo à toi !), Manu, Gégé, Etienne... 

 

Un grand coup de chapeau à l'organisation : Antoine Lejeune et tous les bénévoles, vous avez une course géniale entre les mains, surtout ne changez rien !!!

Le parcours est superbe, varié, exigeant, kiffant !!!

 

Mention spéciale aussi pour l'ambiance tout au long du parcours, toute une vallée mobilisée autour d'un évènement qui a su rester simple, sans avoir les yeux plus gros que le ventre, de quoi réconcilier tous ceux qui fuient les grosses machines de guerre !


Merci Manu pour le suivi et les photos, à toi de jouer maintenant 


Place maintenant à l'encadrement sur les sentiers pour un bel été, entre stages trail et rando culinaires le nez dans les ptites fleurs !

Arvi'pa

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 21:34

Comment ça vous ne connaissez pas le Môle ???

 

Mi-montagne, mi-taupinière selon les uns ou les autres, mais que cache donc cette étrange dôme planté en plein milieu de la vallée de l'Arve ?

 

Rien de tel que d'en faire l'Ultra Tour pour le découvrir !

 

Plantons tout de suite le décor : 27 bornes et 2800m de D+, et bien entendu autant en négatif, au programme de cette magnifique journée ensoleillée.

 

Question profil, ça ressemble à l'ECG d'un infarctus, rien qu'à le consulter sur le site j'en ai déjà des hauts-le-coeur !

Rien à voir avec le profil roulant du trail de Musièges, 3 semaines en arrière, et c'est tant mieux, varions les plaisirs !

 

Et pour que le plaisir soit complet, autant y aller avec une joyeuse troupe de potes, la même qui vous a branché sur cette course il y a quelques semaines...

 

Petit briefing détendu avec Stéphane, le G.O, sur la place de Marignier puis hop c'est parti et ça monte tout de suite !

 

Rapidement la marche va succéder à la course sauf dans les petits single roulants qui serpentent dans le bois. C'est parti pour une sacrée grimpette de 800m de D+ pour nous emmener une 1ère fois au sommet du Môle.

 

Les bâtons vont être d'une grande aide aujourd'hui... enfin sauf pour ceux qui testent une paire un peu spéciale qui ressemble davantage à un arc qu'à des cannes, n'est-ce pas Stéph ;-)

 

Et du côté des sensations du jour, on en est où ma ptite dame ? Ben je sais pas trop avec une telle montée dès le début, pas sûr que je sois dans un jour exceptionnel mais ça devrait aller !

 

On débouche bientôt sur l'alpage et là c'est du dré dans l'pentu, sans détail ! Je croise une 1ère fois Etienne en spectateur-photographe, on échange 2 ou 3 mots puis arrive la longue crête qui monte au sommet.

 

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Je suis derrière 2 nénettes depuis tout à l'heure, lorsque j'entends un petit "Maï !" derrière moi : c'est ma cops Aurore qui remonte la file en mode cool (à la Aurore quoi !), comme si elle allait ramasser des champignons !

 

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On s'encourage et je la vois s'éloigner rapidement, remonter les filles de devant une à une d'un pas puissant et serein : impressionnante !

 

Me voici à mon tour au sommet où je retrouve Manu avec plaisir, et tous ces spectateurs qui encouragent depuis qu'on est sur la crête, super ambiance, merci à vous !

 

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Je mets un peu de temps à me mettre en mode off dans la descente raide qui suit, en tout cas je sens déjà bien mes mollets, je crois qu'ils vont souffrir aujourd'hui...

 

Je me fais un peu distancer par les filles sur la portion suivante où j'ai un ptit coup de pompe, j'avale une pom'pote car rien d'autre ne me fait envie, je veille à bien boire car des menaces de crampes sont apparues.

 

Je reprends enfin du poil de la bête après le passage du pierrier, et dévale la descente qui suit dans un tout autre style que la 1ère descente.

 

Bon, ça descend, ça descend, méfions-nous ! Et pof, une bonne grosse montée de derrière les fagots dans un alpage,  y avait qu'à demander !!!

 

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Ca me permet de voir que je reviens enfin dans la bagarre avec les filles de devant : à partir de là, on va rester dans cette configuration jusqu'à l'arrivée, ce qui permettra à chacune de ne rien lâcher !

 

Je retrouve Etienne avant de basculer à nouveau dans une descente au cours de laquelle je repasse Marjorie puis rejoins Delphine. 

 

Là, erreur peut-être d'un point de vue stratégique, craignant de manquer d'eau pour la suite (le seul ravito de la course est passé depuis bien longtemps et je redoute les crampes qui me titillent), je m'arrête pour compléter ma poche et non seulement Delphine s'éloigne à nouveau, mais Marjorie repasse devant moi !

 

Ni une ni deux, je pousse fort sur mes bâtons et comble mon retard, regrettant de devoir fournir cet effort pour recoller. Mais mission accomplie, je suis à nouveau derrière Delphine et Noémie.

 

Je pense à Aurore qui galope devant, espérant qu'elle tienne sa 3e place jusqu'au bout !

 

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Je tape quelques gorgées d'eau dans la gourde de Manu lorsque j'arrive sous la pente finale et là je découvre THE WALL ! 

 

Un putain de mur vertical le long duquel s'échelonne le serpentin de coureurs, ah ouais quand même !!!

 

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Bon ben ma petite, c'est ton tour maintenant, les 2 bâtons plantés devant et aaarrrgh, je me tracte autant que possible pour soulager les jambes...

 

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Je plains ceux qui n'ont pas de bâtons, d'ailleurs je les vois à 4 pattes, en train de s'aggripper à des touffes d'herbes !!!

 

Bon an, mal an, je reprends un peu de terrain sur les filles, on me dit que la 3e place n'est pas jouée, qu'on se tient toutes en 1' mais en arrivant au sommet où Olivier m'encourage, j'ai les jambes complètement tétanisées, j'ai l'impression qu'une vague de crampes va me mettre par terre !

 

J'essaie de trottiner sur la crête mais j'ai les ischios comme 2 bouts de bois !!! Je m'étire vaguement lorsqu'Etienne me dit "allez de toute façon t'en as pas besoin pour la descente, des ischios !", tiens c'est vrai ça !

 

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Je me remets en route mais je descends mal la crête, je guette tellement la moindre crampe que je ne lis pas bien le terrain et perds du temps, ça m'énerve !

 

Delphine a pris la poudre d'escampette, mais je me remets petit à petit dans ma descente, les ischios se détendent un peu et je me dis qu'il y a peut-être un coup à jouer.

 

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Je déboule sur Noémie qui a ralenti à cause d'un point de côté, on s'encourage, et à peine l'ai-je dépassée qu'une crampe fulgurante me cloue sur place...

 

... mollet, quadri, ischios ?... suspense.... Et ben raté, cette fois-ci c'est l'adducteur qui s'y colle ! Mais merde, qu'est-ce qu'il vient foutre son grain celui-là !!!

 

Noémie me double pendant que je tente de m'étirer en grimaçant... Et là, la providence m'envoie un coureur qui me file une pastille de sel qui a sauvé la fin de ma course ! Un grand merci à toi, ô coureur inconnu !

 

Je me remets en route difficilement au début, puis le sel fait son effet et je retrouve mes capacités, en espérant qu'il ne reste pas trop de km car le soulagement ne sera qu'éphémère !

 

Je reviens à nouveau sur Noémie, on se ré-encourage (comment ça je radote ?) et je fonce à grandes enjambées, espérant malgré tout encore pouvoir jouer à pac-woman !

 

On m'annonce l'arrivée dans 200m et en débouchant du bois, j'aperçois en effet la place de Marignier et ma Aurore 100m devant !!!

 

Nous franchissons l'arrivée dans la même minute (4h18), 4e et 5e, heureuses de cet heureux hasard qui nous fait terminer ensemble ! 

Pas mal les monitrices de l'ESI Glières, non ? 

 

Je suis déçue qu'elle n'ait pu garder sa place sur le podium mais elle a vraiment fait une superbe course !

Quant à moi, je me suis bien battue, mais je ne me suis pas sentie pousser des ailes comme 3 semaines en arrière, il faut dire que le profil n'a vraiment rien à voir ! 

Et puis il y a eu ces crampes qui m'ont accompagnée assez rapidement, et les pastilles de Décramp n'ont pas été efficaces... La prochaine fois j'emmène ma salière Cérébos, dedieu !!!

 

En tout cas le plaisir de porter le dossard est bien là, et la pause de 2013 ne m'empêche pas de revenir un peu  jouer avec les grandes, bon enfin pas les très grandes qui nous mettent 25' dans la vue (bravo Caro !) !!!

 

Merci à Manu, Céline, Etienne et Oliv pour leurs encouragements et leurs superbes photos, à Stéph pour les idées de week-ends comme on les aime et à Aurore le ptit chamois ;-)

 

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Bravo et longue vie à l'Ultra Tour du Môle, gardez cette simplicité, cette convivialité et le buffet canadien d'après course qui est vraiment cool ! 

(Photos Etienne Zurfluh & Manu Sery)

 

 

 

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 21:44

4 mois après la parenthèse Tour du Monde, me voici avec le 1er dossard de trail de l'année au Trail du Mont Musièges, près de Frangy.

 

Pas planifiée, comme le reste de ma "saison" d'ailleurs (et ce sera mon mot d'ordre désormais !), cette petite course nature dans l'avant-pays savoyard est l'occasion de découvrir de nouveaux sentiers et de voir un peu ce que j'ai dans les jambes après la reprise sur les skis depuis janvier.

 

J'ai toujours aimé ce flou artistique des débuts de saison, lorsque je ne sais vraiment pas à quoi m'attendre, une sorte de suspense personnel qui fait que la messe n'est vraiment pas dite avant l'heure !

 

Parfois la réponse est rude et sans appel, et là c'est duuuur... Et parfois le corps et le mental réservent quelques surprises bien agréables et là c'est booooon :-) Dans les 2 cas, je prends ça un peu comme un jeu de hasard !

 

22 km et 1100 m de D+ au programme, voilà qui sera bien assez pour moi... 

 

Les 1ers kil sont descendants puis roulants le long de la rivière dans un sous bois bien gras, je suis partie au feeling, comme d'hab, et ce seront mes sensations de ces 1ers km qui donneront la tendance pour le reste du parcours.

 

Les sensations justement, elles sont pas mal du tout, il me semble avoir une vitesse correcte, ce qui me surprend agréablement après une année de break et tout juste 2 séances de fractionné ces 2 dernières semaines, comme quoi y en a encore un peu sous le capot !

 

Je suis derrière la 1ère fille, que je remonte petit à petit au train, sans forcer. 

 

Je la double à l'amorce de la 1ère montée et continue mon bonhomme de chemin. Je grimpe bien, le cardio ne monte pas trop haut dans les tours et je relance facilement au moindre replat : mais c'est qu'ça commence à être fun cette histoire !

 

Les petites monotraces sont bien cools, au milieu de la campagne et de ses jolies ptites collines, le tracé est ludique, je me régale également à dévaler la moindre descente.

 

Je papote aussi, avec ceux que je sens enclins à discuter, eh oui on ne se refait pas !

 

Je n'ai aucune idée de l'écart avec les autres filles et à vrai dire c'est le cadet de mes soucis, toute occupée que je suis à gambader gaiement et à retrouver toutes ces sensations oubliées pendant 1 an !

 

L'avant-pays savoyard c'est pas montagneux mais par contre c'est bien casse-pattes, il faut sans cesse relancer et garder un rythme élevé, le genre de profil que j'adore (enfin... dans les bons jours !).

 

L'ultime grimpée pointe le bout de son nez, une longue monotrace dré dans l'pentu qui tire bien sur les mollets : la crampe menace ! Ils n'ont pas l'air d'apprécier la piqûre de rappel, ces mollets ;-)

 

Je rejoins Benoît avec qui je vais finir les derniers km, en étirant 2 ou 3 fois les mollets qui sont durs comme du bois, par contre niveau cardio je suis nickel, j'ai encore envie de relancer, même en montée !

 

Je termine en trombe, et en sprint tant qu'à faire, ben oui je suis restée joueuse !

 

2h10 de bonheur à galoper sur les sentiers avec énormément de plaisir, bien plus que je ne l'avais imaginé...

La victoire, bien sûr, c'est toujours la cerise sur le gâteau, mais l'essentiel pour moi est dans ces retrouvailles réussies avec la course à pied, moi qui, déconnectée du milieu et du sport pendant le voyage, pensais que peut-être je ne remettrais plus de dossard après mon retour...

 

C'est toi qui avais raison mon darling (oui, oui, "une fois de plus"...) !

 

Désolée j'ai pas de photos à vous mettre sous la dent, ni de reblochon d'ailleurs puisqu'il a été aussitôt englouti :-)

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 22:14

3 semaines pour préparer 30 km et 1500 D+, ça c'était mon petit challenge perso du moment...


Encore sur les skis pour le boulot, les runnings me faisaient de l'oeil, je les ai donc rechaussées pour un petit footing de 45' au plat, comme je fais d'habitude à la reprise.


Ce que je ne fais pas d'habitude, par contre, c'est de m'inscrire direct sur un 30 bornes, sans avoir refait un minimum d'entrainement spécifique (on appelle ça " correctement préparée" je crois ;-)) On est joueuse ou on ne l'est pas... Moi j'ai choisi !


Bref, 3 semaines devant moi pour me remettre dedans, même pas peur !


Les soucis perso ont pris le dessus entretemps mais les quelques entrainements me font du bien au moral, alors je continue.


Jour J : je m'oblige, malgré la reprise récente, à partir un peu vite pour ne pas me retrouver coincée dans la monotrace qui longe le Fier. 


Rapidement, je comprends qu'il n'y aura pas de miracle et que la course sera dure : là où j'ai d'habitude de la facilité, je ne peux pas accélerer, le moteur est bloqué, les jambes sont lourdes.


Je pense à mon fiston coincé à l'hosto. Et pour la course, pas grave, c'est l'jeu ma Lucette, et tu le savais. Fais au mieux, wait and see !


En parlant de voir, j'ai vu la lune !!!  Si, si !... Une vue magnifique sur une paire de fesses bien velues, assortie d'une coucougnette, s'impose à moi en arrivant derrière un traileur arrêté et penché en avant... 

Visiblement des progrès restent à faire dans les coutures des cuissards compressifs... et quand on n'a  pas mis de slip... ben c'est ballot :-)) Mais moi ça m'a bien fait marrer !


Allez assez de distraction, c'est qu'ça grimpe au Barman maintenant. 

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Nico, Inge, Maman et Juju m'encouragent au passage et j'ai l'impression de retrouver un semblant de sensations, je reviens un peu sur Caroline dans l'ascension. 


Comme prévu, on trouve la neige sous le col, et jusqu'au Lachat. Je discute avec Cyril croisé en route, lorsque Christiane, revenant de l'arrière, me double, toute fraiche ! On s'encourage et je pressens que je ne la reverrai plus !


Bascule dans la descente, et là les muscles de mes jambes me crient "non mais hé, ho, de la descente ??? Des mois qu'on en a pas vu une seule !!!" .... et oui les cocos, aujourd'hui c'est votre fête, tournée générale de crampes !!!

2013 04 0607 Week-end chez Drevon (13)

En bas, Juju et Maman sont à nouveau là. Je tâche de relancer un peu sur la portion de route mais c'est décidément trop demander, va falloir se contenter du minimum syndical aujourd'hui ! 


La remontée sur les flancs du massif du Veyrier est dure mais je m'en sors pas trop mal et redouble un peu, le moral est encore bon, je pense à mon fils. 


Benoit m'attend un peu plus loin et m'accompagne quelques mètres, puis c'est Martine qui m'encourage, me filme, me suit, un grand merci à vous, c'était chouette !


Je suis un peu cuite dans l'ultime montée, heureusement la descente arrive, je me fais doubler uniquement par le 1er quart du 18 km qui déboule, les mollets menacent toujours de tétaniser.

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En bas, à 3 km de l'arrivée, Nico arrive du 18 km, impossible de l'accrocher, j'ai les jambes dures comme du bois, j'arrive pas à relancer.

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Je termine avec pour seul objectif ne pas trop baisser l'allure et franchis la ligne en 3h34, 5e fille.

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Merci à JM l'organisateur de ce super trail, chaleureux, convivial, couru pour le petit Simon... et aussi, me concernant, pour mon loulou hospitalisé depuis 2 semaines...


Merci à mes supportrices de choc et  à Justine, photographe, pour les magnifiques photos que je vous invite à voir en haute définition sur son site


...Et pour courir 30 bornes... et bien faites plus que 3 semaines de prépa, parce que c'est vachement plus dur de courir dans ces conditions !!!

 

 



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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 11:37

Non, il ne s'agit pas de ma dernière commande à la pizzeria... mais de ma 2e et dernière course de ski de la saison : la Savoyarde à la Féclaz !

 

L'entrainement que j'aurais voulu faire a été réduit à sa plus simple expression, mais c'est pour la bonne cause puisque j'ai bossé à fond les manettes dans de supers conditions.

L'occasion de mettre à mal une idée reçue sur le moniteur de ski : enseigner le ski, ce n'est pas, mais alors vraiment pas, s'entrainer !

 

Je me pointe donc au départ de ce 30 km classic en ayant totalisé, attention au vertige des chiffres, 1h d'entrainement dans la semaine... et heureusement quelques séances les semaines précédentes, en travaillant la poussée simultanée pour éviter le même écueil qu'à la Foulée Blanche Classic.

 

Bien m'en a pris puisque sur ce parcours de 30 km classic roulant, sur une neige molle peu glissante, mes triceps, mes dorsaux et mes abdos en ont été pour leurs frais !

 

Enfin... neige peu glissante sur les 3/4 du tracé parce que le 1er quart relevait plutôt d'Holiday on Ice sur une neige béton, glacée comme un miroir.

 

Le fart (klister violet et rouge) n'accroche pas et les pas tournants relèvent de la prouesse (ou de la chance) sur ce début de course : Bambi fait du ski !

 

Au passage au centre nordique, je suis 3e et l'entrée dans la forêt avec une neige plus molle me permet d'être mieux sur mes appuis.

Je reviens sur un petit groupe où se trouve la 2e et me cale avec eux le temps de récupérer.

 

Je me sens vraiment bien en montée, alors que la 2e montre quelques signes de fatigue.

 Je profite d'une bosse pour placer une accélération et la distancer. Peu après, j'aperçois la 1ère, elle aussi dans un groupe.

 

Je fais une nouvelle fois l'effort de rentrer sur ce groupe, au 18e km.

Je m'aligne derrière, pour récupérer à nouveau de cet effort et jauger la forme de la 1ère : elle commence elle aussi à peiner en montée, je décide d'appliquer la même recette que tout à l'heure.

 

Je déboite dans une légère montée et double le groupe, personne ne m'emboite le pas, je poursuis mon effort pour mettre suffisamment de distance.

Vers le 22e j'ai un petit coup de mou, je skie seule, il faut s'accrocher.

 

Le ravito du 25e est là, et les encouragements me redonnent du jus, encore de belles relances sur la série de bosses et c'est la descente finale vers l'arrivée.

Je me retourne et ne vois personne derrière, hormis les concurrents du 15 km qui déboulent.

 

Quelques centaines de mètres de poussée, les bras commencent à fatiguer et je franchis la ligne en 1h44, retrouvant Nico qui a fini 5' plus tôt.

 

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Beaucoup de plaisir sur cette course, les séances de poussée ont payé et je m'en sors plutôt bien compte tenu de mon entrainement !

Il faut dire aussi qu'il n'y a pas eu une monstre concurrence, mais je me suis sentie plus à l'attaque qu'à la Foulée où j'étais un peu juste.

 

Une course sympa, très bien dotée, sur un beau domaine nordique... Tiens tiens, et si le prochain stage skating 2014 se faisait là-bas ?... ;-)

 

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 20:38

Fan de la technique classique en ski de fond (alors que bizarrement ça aurait pu être le skating pour la patineuse que j'étais), je me décide au dernier moment pour le 25 km de la Foulée Blanche en cette fin janvier.


Pas des masses d'entrainements au compteur (malgré beaucoup d'heures passées sur les skis : le paradoxe du moniteur ;-)) mais après 3 mois jour pour jour consacrés à soigner ma tendinite tenace, et à reprendre progressivement le sport, j'ai bien envie de me faire plaisir en remettant un dossard.


Consultation de la météo pour le fartage et hop, en un clic je suis inscrite, avec mon frangin.


Le fartage s'avère un peu plus délicat que prévu : -15° au petit matin mais un net réchauffement est annoncé dès 10h, pour un départ à 10h30...

Après avoir pris les tendances par-ci par-là, nous fartons Viola recouvert de poussette, le tout sur une base de Grun pour moi.

 

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10h30 : c'est parti, à fond dans les rails et sur les bâtons, objectif : éviter les chutes et changer de rail aussi souvent que nécessaire pour se caler dans le bon wagon !

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Le passage dans le village est bien sympa et nous fait accélérer un peu (un peu plus et y aurait eu que mon popotin sur la photo !),  j'entends mes parents et des potes qui m'encouragent.

 

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C'est très roulant jusqu'au pied de la combe des Mortes, où j'attrape un verre de thé à la volée avant d'attaquer la montée.


L'accroche est bonne et je me sens vraiment bien. Je remonte pas mal de monde en m'appliquant sur mes appuis, et rejoins le groupe de devant.


On m'annonce 6e fille, la 5e est juste devant, et, parait-il, la 4e pas si loin mais je ne la vois pas.


Je reviens à une poignée de secondes d'Hélène, la 5e, au moment où l'on bascule dans la longue descente. Et là je me fais déposer comme une grosse bouse par tous ceux que j'ai remontés, y compris Hélène !


Glisse vraiment pas géniale + des virages moyennement négociés = je me prends un éclat ! Je garde malgré tout espoir de revenir sur la 2e moitié de course... Et c'est ce qui se produit... en montée... car en descente et sur le plat je me fais atomiser !


Allez Forest, cette fois-ci faut pas courir mais pousser fort sur tes bâtons, pfff c'est tuant ça, t'aurais dû t'enquiller 1 ou 2 séances de poussée avant la course...

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Je franchis les dernières bosses en retrouvant un peu de jus et franchis la ligne en 1h35, à 1'15 de la 5e et à 2'30 de la 4e, pas si mal non ? Moi j'suis contente ;-)


Du coup, ça m'a bien donné envie de programmer un ptit objectif en classic... RV le 9 mars pour en savoir plus... 


Arvi pa !

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