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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 15:28

Une fois n'est pas coutume, je quitte les Alpes en ce 1er week-end de février pour encadrer un stage Skating au Ballon d'Alsace, organisé conjointement avec ma fidèle Caro d'Altimètre Sports.


Je retrouve mes nouvelles stagiaires, motivées à bloc, au Saut de la Truite, hôtel cosy et cocooning comme Caro sait les dénicher !


La météo, après quelques inquiétudes, tournera en faveur du programme prévu sur le site nordique du Ballon d'Alsace : séances de technique pour décortiquer, améliorer et automatiser les pas du skating, en appliquant le tout sur les jolies boucles du domaine, et même sous une magnifique éclaircie le dimanche.

 

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Le bien-être, était, comme d'habitude, au programme avec des séances de stretching dans l'ambiance zen du Spa de l'hôtel, avant de plonger dans les délices du sauna, hammam, bain norvégien... Encore un dur week-end ;-)

 

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Merci au Saut de la Truite pour leur accueil chaleureux et leur table délicieuse (le ptit déj est à tomber par terre !), à Caro pour son organisation de main de maître (comme d'hab !) et enfin à mes stagiaires, chouette bande de copines toujours prêtes à bouger et apprendre !


RV en 2014 pour rajouter une bambée en ski de randonnée nordique ?


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Next session, les 3 S : "Skating, Stretching & Storvatt" à Méaudre (Vercors), du 22 au 24 février, dernières places disponibles, vite vite !!!

 


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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 20:38

Fan de la technique classique en ski de fond (alors que bizarrement ça aurait pu être le skating pour la patineuse que j'étais), je me décide au dernier moment pour le 25 km de la Foulée Blanche en cette fin janvier.


Pas des masses d'entrainements au compteur (malgré beaucoup d'heures passées sur les skis : le paradoxe du moniteur ;-)) mais après 3 mois jour pour jour consacrés à soigner ma tendinite tenace, et à reprendre progressivement le sport, j'ai bien envie de me faire plaisir en remettant un dossard.


Consultation de la météo pour le fartage et hop, en un clic je suis inscrite, avec mon frangin.


Le fartage s'avère un peu plus délicat que prévu : -15° au petit matin mais un net réchauffement est annoncé dès 10h, pour un départ à 10h30...

Après avoir pris les tendances par-ci par-là, nous fartons Viola recouvert de poussette, le tout sur une base de Grun pour moi.

 

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10h30 : c'est parti, à fond dans les rails et sur les bâtons, objectif : éviter les chutes et changer de rail aussi souvent que nécessaire pour se caler dans le bon wagon !

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Le passage dans le village est bien sympa et nous fait accélérer un peu (un peu plus et y aurait eu que mon popotin sur la photo !),  j'entends mes parents et des potes qui m'encouragent.

 

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C'est très roulant jusqu'au pied de la combe des Mortes, où j'attrape un verre de thé à la volée avant d'attaquer la montée.


L'accroche est bonne et je me sens vraiment bien. Je remonte pas mal de monde en m'appliquant sur mes appuis, et rejoins le groupe de devant.


On m'annonce 6e fille, la 5e est juste devant, et, parait-il, la 4e pas si loin mais je ne la vois pas.


Je reviens à une poignée de secondes d'Hélène, la 5e, au moment où l'on bascule dans la longue descente. Et là je me fais déposer comme une grosse bouse par tous ceux que j'ai remontés, y compris Hélène !


Glisse vraiment pas géniale + des virages moyennement négociés = je me prends un éclat ! Je garde malgré tout espoir de revenir sur la 2e moitié de course... Et c'est ce qui se produit... en montée... car en descente et sur le plat je me fais atomiser !


Allez Forest, cette fois-ci faut pas courir mais pousser fort sur tes bâtons, pfff c'est tuant ça, t'aurais dû t'enquiller 1 ou 2 séances de poussée avant la course...

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Je franchis les dernières bosses en retrouvant un peu de jus et franchis la ligne en 1h35, à 1'15 de la 5e et à 2'30 de la 4e, pas si mal non ? Moi j'suis contente ;-)


Du coup, ça m'a bien donné envie de programmer un ptit objectif en classic... RV le 9 mars pour en savoir plus... 


Arvi pa !

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 18:20

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Je vous l'avais promis depuis mon garage et mon home trainer... Le voici : le stage hivernal 2013 !

 

2 jours au coeur du Vercors, terre nordique par excellence, pour découvrir ou se perfectionner en skating, se ressourcer à travers une belle virée en raquettes, se détendre entre stretching, sauna et storvatt (jacuzzi en plein air avec option "je me roule dans la neige en sortant" !), se régaler des bons petits plats du gîte Arcanson , et surtout, surtout, décompresser entre rigolades et bol d'air dans l'esprit week end entre copines !

 

A vos marques, prêtes ?... Cliquez !!!

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:28

 

 Quel rapport entre cette photo...

 

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... et celles-ci ?

 

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.... La 1ère est le lieu où je me dépense depuis maintenant 1 mois, jour pour jour, sur mon vélo et mon home-trainer !!!

Et oui c'est mon garage, avec le linge qui sèche pour seul horizon, voire les sous-vêtements les jours les plus fous !

 

Pas super glamour je vous l'accorde, quand on a l'habitude d'avoir pour terrain de jeu les sentiers, la forêt et les chevreuils, mais toujours mieux que rien en attendant le feu vert pour la reprise de la course à pied.

 

Le rapport avec les autres photos, c'est que c'est ici, dans ce garage, face au linge, que j'imagine et concocte les prochains stages à venir (ouais je sais, faut pas mal d'imagination) !

 

Week-end hivernal (skating, raquettes), stage "prépa physique & trail", week-end "trail & dénivelé" sont en cours d'incubation dans ce lieu insolite !...

 

... Ainsi que la raison pour laquelle je vous donnerai ensuite RV en 2014 : notre tour du monde en famille et en sac à dos de juin à décembre 2013 !

 

A tout bientôt pour les infos sur les stages !

 

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 14:35

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Jeudi 18 octobre, 21h50 : à 10' du départ, je profite de l'ambiance de feu qui règne à Cap Méchant, parmi les 2700 coureurs qui s'apprêtent à affronter 170 km et près de 11000 m D+...


Quel scénario m'attend pour cette 3e participation ? J'ai connu le pire en 2009, le meilleur en 2010, 1 partout... Aussi, j'ai simplement en tête de bien gérer mon effort, et de profiter au maximum de cette dernière Diagonale avant un bon break avec l'ultra.


Pour l'heure, j'ai la chance de me retrouver en 1ère ligne grâce à Emy qui m'a introduite parmi toutes les stars du trail, dont elle va conquérir le firmament, mais ça on ne le sait pas encore !...


22h, ça pousse de tous les côtés, puis ça part à toute allure, je pars sur un bon rythme sur ces 5 km de bitume dans St Philippe, 5 km extraordinaires parmi une foule incroyable malgré la pluie qui s'est mise à tomber, une foule qui crie, qui applaudit, qui fait la fête aux coureurs, c'est juste dingue !!!


On attaque le chemin de cannes, je régule automatiquement mon allure pour courir au train, sans forcer mais sans avoir à marcher.


Je m'attends à voir Nico me doubler mais toujours rien, je me mets à penser qu'il est passé devant sur la route sans qu'on se voit.


Coco Favre et Karine Herry arrivent à ma hauteur et juste après, Nico est là : je suis contente de le voir, et de démarrer la course ensemble mais il me dit avoir de très mauvaises sensations. Après un point d'eau où on attrape un verre d'eau à la volée il me dit de ne pas l'attendre et je m'éloigne à regrets, inquiète pour lui.


La piste forestière qui nous mène au kiosque de Mare Longue me parait encore plus longue que la dernière fois, mais en revanche, je constate avec satisfaction que j'arrive à courir tout le temps, sans marcher comme il y a 2 ans, tout en restant dans la gestion prévue.


Mare Longue : 1er ravito et pointage, grosse ambiance (attention ce thème va devenir récurrent à tous les ravitos !), je remplis ma poche et attaque le sentier de Foc Foc.


Encore une fois la comparaison avec 2010 m'épate : pas d'embouteillages, c'est fluide, pas de temps d'arrêt, ça valait le coup de partir devant !!!


Je me cale dans un groupe dont l'allure me convient parfaitement, et l'ascension va passer assez vite. Juste un micro arrêt pour enfiler la Gore Tex à la sortie de la forêt, un brouillard à couper au couteau nous cueille, il faut être attentif au balisage. Je trottine dès que le terrain le permet, j'ai toujours d'excellentes sensations, j'avance bien mieux qu'en 2010 sans pour autant griller trop d'énergie.


Pointage à Foc Foc, j'avale un thé et repars, suivant tant bien que mal le balisage, des coureurs arrivent de partout, égarés dans cette purée de pois.


Le ravito du Volcan (km 35) est vite là, Marianne m'y attend pour mon plus grand bonheur : il faut que je vous présente Marianne, c'est ma copine de Villaz qui est venue exprès me suivre sur la course, my personal assistant quoi ! La classe !


A peine arrivée, elle s'occupe d'aller remplir ma poche pendant que je ravitaille, non sans avoir prévenu les bénévoles que c'est mon anniversaire ! Une 20aine de bénévoles qui chantent en coeur "Joyeux anniversaire Maïlys", ça vous remue les tripes, j'vous l'dis !!!


Je préviens Marianne que Nico ne devrait pas tarder et repars dans la Plaine des Sables. Prochaine étape : Mare à Boue.


La pluie continue de tomber, heureusement le brouillard s'estompe après l'Oratoire Ste Thérèse. A l'approche de Mare à Boue la bien nommée, le chemin devient bourbier, j'imagine l'état pour les derniers, ça va être quelque chose...


Je profite de rares instants de répit pour lire les sms qui arrivent en cascade : ça fait chaud au coeur de se savoir si soutenue ! 


Ma chaussure se fait aspirer dans une de ces flaques de boue, je la rechausse de justesse mais des gravillons s'y incrustent et m'occasionnent des frottements que je décide soigner à Mare à Boue.

 

Beaucoup d'encouragements à Mare à Boue malgré la météo pourrie, et Marianne m'apprend que Nico est quelques centaines de mètres plus loin, hors course...

Je le rejoins et il me raconte son enfer dans Foc Foc, vomissant toutes ses tripes, le cardio au taquet, les jambes en coton... Il a raisonnablement décidé d'arrêter le supplice mais je suis super déçue pour lui... Par contre j'ai gagné un assistant supplémentaire dans l'histoire ;-)


Je file sous la tente de l'infirmerie faire soigner mon pied gauche : un beau lambeau de peau sous les orteils avec la peau à vif pleine de gravillons au menu, je n'aurais pu continuer longtemps sans soins.

 

Du coup je m'arrête bien plus longtemps que prévu (30' au lieu de 5') mais c'était indispensable. Je repars avec des vêtements secs, un pied tout neuf et le moral à bloc, donnant RV à mes supporters à Cilaos.


La montée au côteau Kerveguen se passe bien, je discute avec les coureurs croisés au fil des km, j'adore ces moments d'échange.

Je croise Alexandre Gilles, le journaliste de "Rando Péï " et le remercie pour les épisodes de reco qui ont permis à nous autres, zoreys, de nous mettre un peu dans le bain depuis la métropole.


Un 1er coup de mou survient, je cherche en vain un gel, j'étais pourtant sûre qu'il m'en restait, heureusement un gentil coureur m'en file un, encore merci à toi !


Je reprends un bon rythme en direction de la Caverne Dufour, je me sens vraiment bien. J'arrive sur Coco Favre, qui en bave avec des soucis intestinaux, on s'encourage et je poursuis ma route.


Pointage au gîte, ça sent bon Cilaos tout ça ! Mais avant il y a cette descente du Bloc, toutes ces marches, qui peuvent tuer les jambes. Je descends vraiment tranquillement, tous les randonneurs croisés nous encouragent, je les remercie et leur souhaite bonne route à eux aussi, et enfin voilà le parking du Bloc ! 

3 km de route et le stade de Cilaos est là : km 72, pas encore la moitié... 

 

J'y retrouve Marianne et Nico, ainsi que Fafa et son homme, qui vont s'aligner sur le Bourbon le lendemain. Je me change intégralement, au passage j'ai fait preuve d'une totale impudeur, désolée pour ceux que j'aurais choqué mais avec un dossard, on n'est plus vraiment soi ;-))


Je file avaler une ptite assiette de pâtes, et repars en compagnie de Stéphane, qui me confie comme c'est dur de n'être pas bien préparé, je veux bien le croire !


Bras Rouge : descente, traversée de la rivière et remontée, il fait de plus en plus chaud, et je suis un peu dans le dur. Chaleur + digestion ? Toujours est-il qu'on est plusieurs à subir. 

La lecture des sms me fait un bien fou...


Je trouve Damien, avec qui j'avais partagé un bout de route en 2010, assis sur une marche et le motive pour qu'on reparte ensemble. On discute de tout, de rien, et le pied du Taïbit arrive. On s'y pose, les bénévoles adorables nous remplissent les poches pendant qu'on se requinque à coup de quartiers d'orange.


On repart à l'assaut du Taïbit, moyennenment frais, mais ti pa, ti pa narriv' chez les tisaniers de l'Ilet des Salazes. Nous nous affalons sur le banc et savourons la fameuse tisane ascenseur, excellente aussi bien pour le corps que pour l'esprit.


Mais il est temps de repartir, Damien me distance peu à peu, mais même à ma vitesse d'escargot, pardon : de tangue, je reviens sur des coureurs encore plus au ralenti que moi.


Col du Taïbit : Mafate me voilà ! Est-ce la magie de ce cirque qui agit ? Toujours est-il que je retrouve un peu la patate, après un début de descente un peu fastidieux avec la tête dans le gaz.

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Marla : c'est la moitié !!! ... mouais bon, vaut mieux éviter ce genre de constat... Encore que j'ai pas à me plaindre, je reprends du poil de la bête ! Et là, incroyable mais vrai pour reprendre la célèbre formule, j'ai droit au comité d'accueil spécial anniversaire... le tout orchestré avec quelques heures d'avance par ma Emy extraterrestre !!!


Non contente de cavaler seule en tête, elle a même pensé à moi et laissé un message à mon intention, du coup la radio et la tv s'en mêlent et me voilà interviewée en plein baffrage de pâtes en direct live dans Mafate !!! Merci ma choupette, t'as vraiment un coeur grand comme ça !!! 


Je repars de Marla complètement revigorée par ce moment exceptionnel, l'ipod et ma playlist reggae dans les oreilles histoire de rester raccord avec Mafate...


Direction le Col de Fourche, tristement célèbre depuis qu'un coureur marseillais y a fait une chute mortelle quelques heures après... RIP Thierry... 


Après le col, c'est super roulant pour rejoindre le ravito du Sentier Scout, je relance sans problème, la forme est là.

Pendant que je ravitaille, Alexandra Rousset, aperçue à Marla, me double et je ne la reverrai plus. Bravo à elle pour cette gestion de course exemplaire puisqu'elle finira à 5' seulement de la 3e...


Mais revenons au sentier Scout : je me fais doubler par quelques gars de loin en loin mais suis bien seule durant la descente. Pas facile de descendre ces milliers de marches en souplesse, avec la fatigue le style est bien moins aérien !


Ma solitude est rompue joyeusement par les sms qui inondent mon téléphone ! Mes parents et mes nièces sont au taquet, tout comme nos "cousins péï " et beaucoup d'entre vous !


La Plaque, bifurcation pour l'Ilet à Bourse, un de ceux que j'aime le plus dans Mafate. Je prends la nuit en franchissant la passerelle, et je sais que la lutte va commencer : lutte contre le sommeil, contre la fatigue, contre le terrain, surtout avec la grosse difficulté à venir : le mur de la Rivière des Galets au Maïdo...


Un ptit coup de fil à mes parents pour leur donner des nouvelles, et me voici à nouveau fêtée comme une reine à Ilet à Bourse pour mes 26 ... 36 ans !


Après avoir croisé un bébé tangue (amis de la faune bonjour) au bord du chemin, je rejoins Grand Place les Bas où je marque une bonne pause revigorante avant d'attaquer le monstre ! Mon frère et ma belle soeur, qui m'appellent régulièrement, me boostent pour ce gros morceau.


J'apprends qu'au même moment, Emy vient de sortir du Maïdo, je lève les yeux tout là-haut, vers les étoiles, complètement scotchée par cet écart et par l'exploit qu'elle est en train de réaliser !!!


A mon tour d'attaquer la grimpette, entrecoupée de la descente incroyablement raide et cassante de la Roche Ancrée, là où j'avais vécu un véritable enfer en 2009 dans l'autre sens... Souvenirs, souvenirs... Là au moins, je suis en bien meilleur état mais la fatigue en cette 2e nuit blanche m'oblige à être extrêmement vigilante, y a quelques endroits où il serait malvenu de tomber...


Je recroise Alexandre Gilles avec 2 autres gars, non non ce n'est pas une hallucianation, ils m'informent que les 2 filles de devant n'ont pas l'air très bien (parce que moi, je suis fraîche moi ? La nuit camoufle bien des choses !!!) et m'encouragent gentiment.


La montée vers Roche Plate est interminable, je ne me souvenais pas que c'était si long, et pourtant je suis pas si mal, je reprends beaucoup de gars qui sont au ralenti ou à l'arrêt... Et dire qu'il y a encore le Maïdo à se taper derrière !!!


Bon enfin moi ce qui m'intéresse pour le moment, c'est d'arriver à Roche Plate. La pente se calme, les lumières et la musique de l'Ilet sont encore loin mais je tiens le bon bout. Je croise des groupes qui m'encouragent, y a même un gars qui bloque sur moi (pourtant bonjour la tronche que je dois avoir !) : "Oh Maïlys, mi aim a ou, épouse a moin, Maïlys !", je rigole, et l'entends crier " Maïlys, elle est pour moi, elle est pour moi !" en m'éloignant. Ca c'est sur le GRR et nulle part ailleurs... 


Roche Plate, enfin ! Je m'asseois et prends le temps de reprendre des forces pour la suite. Coup de fil de Bertrand, soupe de pâtes, tartines de pâté, café, tout y passe, sûrement pas génial en terme de diététique de l'effort mais là c'est pas la tête qui commande.


Je repars sous les ovations chaleureuses, et mon dalon qui me crie encore des mots d'amour ! Quel accueil phénoménal partout, faut vivre ça au moins une fois dans sa vie de traileuse...


Le mélange ingurgité au ravito me reste sur le bide (étonnant non ?) et je suis à 2 doigts de tout rendre, mais finalement ça tient et la nausée passe.

Je monte vers la brèche dans les pas de Laurent, un gars venu encourager un dalon, et qui gentiment me fait la conversation. A la brèche, un 3e compère se joint à nous, un dalon de Narbonne avec qui nous allons faire connaissance, super sympa, et qui a eu le courage de prendre le départ 3 semaines après une méchante entorse... 


Laurent nous décompose l'ascension avec les 25%, 50% et 66% écrits sur les rochers. Dieu que c'est long ! Mais on s'accroche, on revient sur d'autres coureurs et j'entends bientôt la voix de Nico qui m'encourage : quel réconfort de le retrouver là-haut !


Il me bichonne, me donne à manger, je change de tee shirt, il tombe à pic car je commence à délaisser l'alimentation, et ça c'est le début de la fin... Heureusement je remonte les niveaux et quitte le Maïdo revigorée, physiquement et mentalement, j'ai l'impression qu'une 2e course commence : je cours, relance, je suis super super bien, dans ma tête je sais ce que je dois faire, aller chercher la 4e, sans forcer, juste en profitant de ce regain de vitalité. 


Après le long cheminement sur la crête du Maïdo, j'attaque la descente. Les endorphines sont au taquet, je me sens forte. Y a bien cette petite douleur dans la malléole interne, mais je n'y prête pas attention, des petites douleurs à droite-à gauche j'en ai eu plusieurs depuis le départ, et aucune n'a persisté.


Mais rapidement, celle-ci va s'inviter à la fête et s'amplifier au fil des pas. Je dois bientôt renoncer à courir, pour limiter les chocs et la douleur, puis la douleur m'accompagne à chacun de mes pas, même marché. Les endorphines se dissipent et laissent place à un gros questionnement : vais-je pouvoir continuer ?


Je passe en quelques heures de "je pars en chasse" à "vais-je finir ?". C'est dur, je n'ai rien vu venir et là je ne peux ignorer cette douleur lançinante qui s'aggrave à chaque pas.


Je constate malgré tout que ça ne revient pas de l'arrière, tout le monde déguste je pense, à part 2 ou 3 gars qui me doublent en courant.


Et cette descente qui n'en finit pas : les lumières de St Paul, si proches et pourtant si loin, les racines glissantes comme de la savonnette, un chemin de terre ocre et ses marches infinies... Des larmes de douleur et de rage coulent sur mes joues. Plus j'approche du ravito, plus la suite des évènements se précise.


Plein de choses se bousculent dans ma tête : l'envie de franchir l'arrivée pour cette dernière Diagonale, la déception pour l'agence Sunkaz à qui j'ai promis de porter les couleurs à l'arrivée, les amis qui me suivent à distance, mais aussi la blessure qui traîne et qui peut m'empêcher de travailler ensuite, le podium qui m'échappe, mais une certitude finalement : la blessure est le seul motif valable d'abandon, et je n'ai jamais été adepte du "finisheur à tout prix", car ma santé a un prix.


Alors je sais. Je sais que je vais essayer de limiter les dégâts pour rejoindre le prochain ravito, que je vais rendre mon dossard, et sans regrets, que mon corps aura le dernier mot. 


Nico me retrouve à quelques centaines de mètres du stade Halte-Là (que je vais prendre au mot !) et ce qu'il voit de moi n'appelle aucune tentative de me faire continuer.


Chaque pas irradie dans ma malléole, chaque pas est souffrance, chaque pas installe encore un peu plus la blessure dans mon corps.


Alors je me dirige vers les kinés, je fais couper mon dossard et mon bracelet à puce, et l'aventure s'arrête là. Je continue à recevoir des tonnes de sms qui me félicitent de ma place et m'encouragent pour rejoindre la Redoute.


Ca me fait mal au coeur, mais cette p..... de tendinite du tibial postérieur (j'la connaissais pas encore celle-là... ça c'est fait !) me fait encore plus mal. Comment expliquer tout ça alors qu'on a l'impression que je suis "presque" arrivée ? Que j'ai fait le plus dur ? Mais l'arrivée était encore loin, encore 6 à 7h au bas mot...


Alors plutôt que de me lamenter sur ma course inachevée, ou de me miner avec des regrets, j'ai choisi de garder en tête le meilleur de ce GRR, ces 135 km magiques, l'ambiance exceptionnelle, la gentillesse des gens rencontrés, le soutien et la ferveur de mes amis et de ma famille, la beauté somptueuse et envoûtante de la Réunion, mais aussi le chemin parcouru depuis 2009, les progrès, la confiance, la connaissance de soi acquis au fil des saisons.

 

N'oublions pas qu'un homme y a laissé sa vie, et que nous sommes tous de grands privilégiés d'avoir la santé nécessaire pour pouvoir participer à de telles aventures.


Voilà, c'était l'histoire de mon Grand Raid 2012, mon Grand Raid de 135 km qui m'a comblée et permis de vivre une expérience fantastique.  


MERCI du fond du coeur à toutes et tous, qui m'avez soutenue, encouragée, et qui avez cru en moi. 


MILLE MERCIS à Marianne, venue goûter à la folie GRR et me bichonner, ainsi qu'à Nico, assistant malgré lui, t'auras ta revanche mon chéri...


Un immense BRAVO à Emy pour son exploit, tu es devenue une légende vivante ! Et dire que j'ai l'honneur de partager des entrainements avec toi... Wahhhhhouuuuu !!! 


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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 17:52

Voilà, j'y suis presque : des mois et des mois d'entrainement, des heures et des heures passées à courir, à rouler, du temps pris à ma famille pour me préparer correctement... et me voilà à 10 jours du départ.


Quelle étrange période que celle d'avant course, celle où l'on apporte la touche finale à la préparation du corps et de l'esprit à cette aventure hors normes, celle où l'on sait que ce qui devait être fait est fait, celle où il n'y a plus qu'à patienter pour voir si le travail accompli va payer.


Mélange d'exitation et d'incertitude, ces 2 sentiments qui se nourrissent l'un l'autre, face à une épreuve fascinante dont on sait qu'elle peut réserver le meilleur comme le pire. 


Sérénité malgré tout, fruit de l'expérience et de la relativisation de l'évènement : l'objectif majeur d'une saison certes, mais certainement pas un enjeu démesuré, juste un immense privilège dans un océan de projets.


Bonheur tout simplement, de retourner sur cette île magique et envoûtante où un bout de moi est resté, retrouvailles que le Grand Raid permet à chaque fois de fêter intensément et profondément.


Impatience comme celle qui précède un voyage, et "il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage, l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses." Milan Kundera

 

Maïlys, dossard 2655

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:25

Diot et Frite sont dans un bateau... non, ça c'est à la fin de l'histoire...


Diot ("the" saucisse of Haute-Savoie) et Frite (Bertrand, le chti des Monts d'Or) sont au départ du Saucona Tri en ce dimanche de septembre, sur les bords de Saône.


Objectif : s'amuser, se défoncer sur un format court... et essayer de battre nos plus farouches adversaires : Diot's Darling and mister Didier ! 

 

Top départ pour 9 km de trail... D&F partent sur un bon rythme sur la 1ère portion de bitume avant d'attaquer les sentiers. Les maillots vert pétant aident à se localiser rapidement dans le flot des équipes (300 !).


Darling et Didier (que nous appellerons D&D) ont pris la poudre d'escampette, non sans se retourner régulièrement pour jauger l'écart... Inquiets les loulous, non ? Il faut dire qu'un Diot associé à une Frite, ça pose tout de suite les choses et ça calme les ardeurs des plus belliqueux.


De bosses en relances, nous arrivons dans le lit d'une rivière qui est à sec, une séance de proprioception en direct live sur les galets, véritables pièges à chevilles. Amusant au début mais un peu lassant finalement. 


Les rôles sont bien répartis : le Diot mène le train dans les bosses et les relances, la Frite joue à la locomotive dans le lit de cailloux et sur la voie ferrée désaffectée qui suit.


On entend "4e fille", du coup la Frite est ultra boostée par cette annonce et le Diot se dit "chouette, un challenge à relever !".


D&F arrivent maintenant au parc à vélo, rapide changement de pompes. Diot, constatant que D&D se sont déjà barrés, presse un peu la Frite pour que la transition soit la plus courte possible, et hop c'est parti pour 21 km de VTT dans la cambrousse.


Les 1ères montées arrivent rapidement et le Diot, survolté par la vision de quelques queues de cheval non loin devant, part en chasse ! La Frite lui rappelle que ce serait pas mal de modérer un peu l'allure, c'est pas comme si on avait D&D en ligne de mire tout de même !!!


Les chemins de campagne et petits singles sympatoches se succèdent, ainsi que les encouragements du Diot à l'attention de sa Frite, qui, du coup, deviendra célèbre au sein du peloton ;-)


Ca bataille un peu avec d'autres duos mixtes jusqu'à l'arrivée au parc à vélo à Neuville. Vite vite, on court chercher les canoés en pompes de VTT, ça c'est de la transition !


 Embarquement immédiat sur la Saône pour le sport de prédilection de D&F, mais nos 2 héros ont inversé les places dans la barquasse, sur les indications erronées d'un bénévole (pas grave, on lui pardonne ;-) et vlà-ti pas que c'est le Diot d'la Yaute et ses biceps de bulot qui barre, et la Frite des Monts d'Or qui se retrouve à l'avant !!!


Bon an, mal an, D&F pagayant en rythme ("hop, hop, hop..") arrivent à la bouée de contrôle, virage magnifiquement exécuté dans une grande maîtrise technique, ohlàlà que c'est beau une telle trajectoire, totalement incredibleeeee (Nelson, sort de ce corps !)...


Bref voilà le Diot et la Frite filant toute berzingue (appréciation toute personnelle) vers les quais, qu'ils vont aborder au terme d'un époustouflant sprint final (idem) ponctué de gémissements et hurlements en tout genre pour impressionner les adversaires (enfin, les rares qui nous avaient pas encore doublés).


Décidément, ces deux-là sont faits pour la pagaie ! D'ailleurs ils sont excellents dans le jeter de pagaie et de gilets de sauvetage, dont ils se délestent pour franchir l'arche d'arrivée au terme de 2h47 d'efforts et de démonstration technique !!!


D&F retrouvent les D&D qui leur assurent qu'ils sont là depuis un bon moment et que, par pur fair-play, ils ont décliné la douche pour nous attendre... Mouais... En fait c'est 9' et puis si c'est la Frite qui avait barré, ben on aurait cassé la baraque (à frites... trop facile celle-là) !!!


Au final : 6e duo mixte, et une super matinée avec ma Frite des Monts d'Or, merci Bébert le Sanguinaire !


Conclusion : ben moi j'adoooooooore toujours autant le raid à saucisson, que mon équipe s'appelle Rebloch'Power ou D&F ! Hé les gars, on recommence quand ?

 




 


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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:05
Après un été bien rempli entre stages pro et volume à gogo pour le big objectif d'octobre, il était temps de remettre le dossard pour un décrassage express et intensif afin de sortir du mode "je ronronne en alignant les heures"...
Et pour ça, il y avait l'UTV !!!
 
Non, ce n'est pas l'Unique Train du Vendredi, ni l'Ultime Tentation des Vacances... mais l'Ultra Trail du Vercors !
Quoi ! Encore un ultra !  Oui mais là c'est pas pareil, c'est chez nous, dans NOS montagnes, alors c'est forcément génial ;-)
Et comme la sagesse nous guette, nous avons décidé Nico et moi de le courir en relais, c'est pas ultra raisonnable ça ???
 
Pas de dilemme pour choisir les relais : le 1er passe dans mon village, il est pour moi, le 2nd arrive dans celui de Nico, voilà pour la paix des ménages...
 
6h : je prends le départ à Autrans avec les autres relayeurs, à la lueur des frontales. Nous les éteindrons un peu plus haut, en arrivant vers les crêtes de la Molière.
Je n'ai pas trop de repères ces derniers temps, ma dernière course remontant au 1er juillet, si ce n'est que j'émerge d'une période pas très cool de grosse lassitude, grosse fatigue, celle qui nous tombe dessus d'un coup quand on s'autorise à relâcher un peu la bête...
Heureusement quelques jours avant j'ai fait de bonnes sorties à pied, les sensations reviennent.
 
Me voici donc grimpant vers les crêtes, il me semble qu'il n'y a pas de filles devant, mais peu importe, pour l'heure je m'amuse à relancer sur les crêtes, savourant le lever du jour sur Grenoble endormie et les massifs alentours qui se découpent en ombres chinoises : Belledonne, la Chartreuse... Y a pas à dire, c'est juste somptueux, impossible de se lasser...
 
Alors que je gambade joyeusement, un truc me tombe sur le crâne et je sens une douleur vive. Machinalement je cherche à enlever ce qui vient de tomber et je sors de mes cheveux une guêpe !!!
La s....., elle m'a bel et bien piquée !
 
L'inquiétude me gagne, il va falloir surveiller de près l'évolution de cette piqûre avec l'effort, faudrait pas que je me retrouve avec un oedème de Quincke en pleine forêt... Je me donne 20' pour guetter le moindre signe.
Cette petite contrariété va m'accompagner jusqu'au magnifique plateau de Sornin où je déclare le danger définitvement écarté, non mais !
 
Je peux me remettre mentalement dans ma course. Les jambes répondent assez bien, les genoux grinçent un peu en descente, ben oui ils ont un peu oublié ce type d'effort ces derniers temps, mais dans l'ensemble ça va bien.
Je suis seule depuis un moment, et à Engins je commence à remonter les coureurs solo.
 
La transition entre la grosse descente sur Engins et les 1ers raidards du Pas de la Corne se fait bien sentir, tant mieux je suis venue aussi pour travailler tout ça !
St Nizier (km 20) arrive rapidement, j'y suis en 2h12.
Nico et Maman m'y attendent, me complètent ma poche à peine entamée (pas bien Maï !) pendant que j'avale un bout de banane. Allez ça repart, j'ai mon patelin à portée de basket maintenant !
 
Je remonte beaucoup de solos en les encourageant, la suite va être difficile pour certains d'entre eux déjà bien entamés...
La montée au Pas de la Bergère est raide, assez longue, mais j'imprime un bon rythme. Je sais aussi que Patrick y est posté !
 
Le calcaire est humide, une vraie savonnette, il faut bien choisir où poser les pieds dans l'ultime partie, une sorte de cheminée dominée par les encouragements du grand Patrick qui parait encore plus grand vu d'en bas !!! Sa fille, Maylis, est aussi là, accompagnant les coureurs de sa guitare, merci à toi c'était vraiment top !
 
La pente se calme jusqu'à rejoindre les Ramées, sa piste herbeuse bien souple et son panorama superbe sur le massif.
J'attaque la descente qui va rapidement me ramener à mes moutons : les douleurs aux genoux... C'est pas aujourd'hui que je vais péter le chrono en descente, bon pas grave, on va essayer delimiter les dégâts sur ces portions.
 
Au dessus de Lans, une fille relayeuse me double, bien plus déliée que moi en descente mais je la reprends rapidement à l'approche du village où elle semble avoir du mal à relancer.
Aucune idée du classement pour l'heure, mais je surveille tout de même !
 
Enfin j'arrive dans MON village (km 32, 3h47) ! C'est le moment que j'attendais le plus ! J'y retrouve mon team familial de choc : Nico, les enfants, Mam et Pap au ravito. Je ne m'y attarde pas, c'est que j'ai un relais à transmettre moi !
 
Là maintenant je connais par coeur, le moindre caillou, la moindre racine... Je rejoins le sentier Gobert sur un bon rythme, doublant quelques relayeurs au passage. Je relance sur le Gobert, ce sentier magique en balcon... Mais les genoux ne sont décidément pas à la fête aujourd'hui et me gâchent un peu le plaisir.
L'ultime descente sur les Cochettes me fera grimacer, je constate que c'est aussi le cas pour pas mal d'autres coureurs.
J'ai la bonne surprise de voir mon frère qui m'attend avec son fiston pour courir quelques mètres avec moi !
 
Je déroule sur les derniers km avant Villard, Nico est venu à ma rencontre pour chauffer un peu la machine, je lui emboîte le pas dans les rues de Villard.
Je tape dans les mains des ptits loups qui m'encouragent, cloches en main, et arrive au ravito où j'extirpe le brassard-puce pour le filer à Nico qui détale aussitôt, même pas le temps d'un bisou ! (km 45, 5h33)
 
img035
 
Je rejoins ma family-team et nous suivons la course de Nico, qui fait une très belle perf, reprenant sans cesse du terrain aux autres équipes.
Lorsqu'il passe au ravito de Méaudre (km 79, 9h25), il reste 7 km et une "bossounette" à passer, Ludo de l'orga nous informe qu'on est 1ère équipe mixte et que les 2nds sont assez loin.
 
img036.jpg
Reste plus à Nico qu'à se faire plaisir sur cette dernière portion, dans "son" Claret qu'il connait par coeur (c'est pour ça que je lui ai laissé !)...
 
Avec les enfants nous l'attendons 300m avant l'arrivée, les enfants hurlent "c'est Papa, c'est Papa", nous lui emboitons le pas et franchissons l'arrivée avec lui (km 85, 10h25) !
 
 img037.jpg
 
Une bien belle victoire en mixte sur nos terres, par une si belle journée, c'est que du bonheur !!!
 
BRAVO et MERCI à toute l'équipe de Cap Vercors pour cette superbe course, quelle riche idée ces relais à 2 et à 4, ça anime énormément la course, l'ambiance est vraiment cool, simple et festive, comme on l'aime.
Un bon groupe de musique à l'arrivée, une bonne bière... what else ?
 
P1040929.JPG
 
 
MERCI à notre dream-team familiale pour le suivi et les encouragements, partager ça avec vous, ça n'en est que meilleur...
 
Cap sur la Réunion maintenant ! 
 
   
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 14:21

 Il était une fois 6 filles en jupettes et baskets qui partaient faire un Tour...

 

SAM 1955 

 

Toute la journée, sur les sentiers de montagne, elles gambadaient,

 

Cascades et torrents elles traversaient,

 

Grands cols et belles descentes elles enchainaient,

 

Pique-nique et encas elles dévoraient !

 

P1050093 

 

Le soir venu, elles retrouvaient la Fée Caroline,

 

Qui les attendait dans leur refuge d'une nuit.

 

Elles partageaient un repas à s'en lécher les babines,

 

Après moults étirements et massages, bien leur en a pris !

 

P1050101 

 

Et chaque matin le même rituel,

 

Repartir, s'éloigner de Chamonix pour mieux s'en rapprocher,

 

Un défi, un challenge pour chacune d'entre elles,

 

Unies dans le même objectif, celui d'arriver.

 

Peu importaient les nuits agitées,

 

Plus rien ne pouvait les arrêter,

 

Ni un Espagnol charmé, encore moins un Suisse éméché !

 

L'Italie si pétillante et la Suisse si paisible,

 

Le souffle court ou les jambes en coton,

 

Que l'effort devint parfois pénible,

 

Pour atteindre les sentiers en balcons...

 

P1050190

 

Combattives et déterminées,

 

La récompense était à la clé,

 

Une merveille de glaciers, de sommets, de torrents,

 

Et en point d'orgue sa majesté le Mont-Blanc !

 

SAM 1972

 

Puis Chamonix au loin apparut,

 

Soulagement pour les corps fourbus,

 

Mais aussi une pointe de mélancolie,

 

A l'idée de se quitter ici...

 

A vous les guerrières du TMB,

 

Bravo et respect !!!

 

 

 IMG_0763.JPG

 

 

 IMG_0834.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 12:54

Intronisation de supers nouvelles traileuses le we dernier à la Clusaz !

 

P1040806.JPG

 

La météo a joué un peu les troubles-fête, mais finalement pas si mauvaise que prévue...

 

En tout cas il en aurait fallu bien davantage pour faire peur à Mia, Florine, Inge et Ann-Cé qui ont galopé comme des cabris sur les sentiers  (bon sauf quand elles se sont toutes abritées sous un sapin lors d'une averse, me laissant cavaler seule devant ;-) !!!

 

P1040817---Copie.JPG

 

Du col des Aravis aux Confins, en passant par Beauregard, elles ont découvert comment optimiser l'usage des bâtons, quelle technique adopter pour dévaler les pentes, quels exercices pour se préparer au trail quand on habite en morne plaine, comment gérer une sortie longue, le tout dans l'enthousiasme et la bonne humeur !

 

P1040841---Copie.JPG

 

Merci à toutes et à très très vite sur une course ou un autre stage...

 

Merci au gite des 4 vents  pour son accueil et la qualité des prestations.

 

P1040853---Copie.JPG

 

 

Coming soon : le Tour du Mont Blanc en 6 étapes (13-18 août)...

 

 

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